Amis d'hier et d'aujourd'hui

Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 21:32

"Il faut tout d'abord préciser que je suis un primaire.

Je n'ai fréquenté aucune école secondaire.

...

Et vers l'âge de seize ans, j'écrivis mes premiers vers.

...

Et je lis, je lis, je lis. Et j'écris, j'écris, j'écris.

...

Alors continuons à lire et à écrire."

(Revue 7 à dire N° 35 -Mars-Avril 2010) index.2


 

INEGALE RESPIRATION DES JOURS

 

On fait son miel avec si peu

Un mot un rien une poussière

On croit que naissent des merveilles

Pour une main cueillant un fruit

Un lever de soleil heureux

Mais toujours tout nous déconcerte

L'eau est plus pure à l'autre rive

Et l'horizon ferme la nuit

Les fanfares ne vont pas loin

Ce qu'on entend dans le sous bois

C'est l'écho d'une fête morte

Au moment des premières pluies

Robert Momeux, Lanterne sourde,( Editions Potentille)

Par Fécampoésie - Publié dans : Amis d'hier et d'aujourd'hui
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 11:23

Jean-Ferrat_en-scene.jpg



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..(cliquez sur link...)

Par collectif - Publié dans : Amis d'hier et d'aujourd'hui
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 17:32

 


C'est dans la revue "Friches", qui vient de faire paraitre son N° 100 que j'ai relevé ce morceau d'entretien avec Jean CHATARD :

Marc Bernelas : "Pourquoi avoir choisi (si choix il y eut) la poésie ?"
Jean Chatard : "Parce qu'un jour, enfant, j'ai appris "nuit de neige" de Guy de Maupassant. J'ai réalisé devant ce texte que la²poésie n'était pas un jeu gratuit mais le reflet exacerbé de la réalité"

Donc cet article :
1) vous présente (très brièvement) une revue "Friches" qui empreinte sa devise à Raymond Queneau (ça c'est le cadeau bonux)

"Dans la friche on sème des mots
pour qu'ils repoussent
bien plus beaux"

Mais vous pouvez en savoir plus sur la revue en cliquant à votre gauche dans autre promenade

2) vous cite un poète contemporain : Jean Chatard

CERTAINS BRUITS

 

Ils naissent très souvent de la trame et de

l'or ils sont méconnaissables

pour le mortel commun

 

On ne les voit dormir que lorsqu'ils

feignent d'oublier le sable marginal

 

Ils gravissent le bleu qui noie les

tourterelles et ploient avec lenteur

vers de nouveaux cadrans

 

Passagers d'une odeur ils

construisent des ports où des voiliers

mouillés accostent doucement

 

Ils font tinter parfois

le plus beau du rivage

 

Ils nomment blé la déchirure

 

Ils naviguent autour d'un nuage

inquiétant où les couleurs du ciel

inventent une fête



3) vous permet de retrouver "le goût de la madeleine," parce que vous aussi vous l'avez appris par coeur "Nuit de neige" , non, ah bon.

Nuit de neige

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.


Par Poètes à fécamp - Publié dans : Amis d'hier et d'aujourd'hui
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 17:53
Venant d'Angleterre ou y retournant, Samuel Beckett est passé par Dieppe. Il a sans doute laissé là quelques traces, en voici une bien visible :

Dieppe

encore le dernier reflux
le galet mort
le demi tour puis les pas
vers les vielles lumières


Poèmes, suivi de mirlitonnades

Les éditions de minuit

Le poème date de 1937







Beckett nous a quitté en 1989                                                                 (Photo les édititons de minuit)
Par Poètes à Fécamp - Publié dans : Amis d'hier et d'aujourd'hui
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 18:53

"... la nouvelle école dite Parnassienne a deux voyants , Albert MERAT et Paul VERLAINE un vrai poète..."
Arthur Rimbaud lettre à Paul Demeny 15 mai 1871. ( La lettre au voyant).

 

 

 

(Portrait, wikipédia) 

SUR LA FALAISE.

 

L’horizon bleu, ceinture immense étreint la terre

Dont l’âpre océan vert couvre à moitié le flanc.

L’air, dans tout son azur, n’a qu’un nuage blanc.

Et la mer a le pouls régulier d’une artère.

 

Le cormoran, pêcheur morose et solitaire,

Laisse flotter son aile en un cercle indolent.

Le flot doré palpite avec un rythme lent,

Et couvrant tous les bruits de son bruit les fait taire.

 

L’infini se découvre avec sérénité :

Alors on sent au cœur ton poids, Humanité

Qui souffre chaque fois que tu ne peux comprendre.

 

Et si du ciel, que berce au loin le flot uni

L’œil plus bas à nos pieds, se résigne à descendre

C’est encore un brin d’herbe, encore l’infini.

 

Etretat.

Les chimères. (Gallica)

 

Par Poètes à Fécamp - Publié dans : Amis d'hier et d'aujourd'hui
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