Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 00:00

Pepere-Gaston-2.jpgLa mer s’ouvre, quai des Pilotes,

     Comme une devanture.

La foule écoute sous la mâture

     La musique de la Flotte.

 

Venus de Senneville, d’Elétot

     Pour honorer la Vierge,

Dans la chapelle, ils brûlent des cierges

     Au pied des ex-voto.

 

Et dans la sente aux matelots,

     Ramendeux ou saleurs

Content leur intarissable lot

     De drames et de malheurs.

 

Cap-Fagnet, Bois-Rosé, Jacques Cœur,

    Vos sirènes exultent !

Perdu dans les pas des adultes

     Je sais vos noms par cœur.

 

Sur une barque dérisoire

    L’évêque dit des prières…

Pour un si vaste cimetière,

    C’est peu d’un encensoir.

 

 Ô l’astre bénit du marin,

     Belle mais terrible antienne !

 Par toi, j’ai vu dans Saint-Etienne,

     Mon père et son chagrin.

Par Daniel Cuvilliez - Publié dans : Fécamp & Caux
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 09:09
Par Poètes à Fécamp - Publié dans : De la part des amis
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 17:49

... trois petits poètes fécampois !

Voilà un printemps qui s'annonce bien !

 

Promenons-nous dans les rues de la Ville

 

Rue Queue de Renard,

Tout le monde s’appelle Bernard.                       LA MER (GABIN)

 

Boulevard Albert 1er,                                   Il y a un petitcourant dans la mer

On y va par milliers.                                    On se baigne souvent dedans

                                                                  A fécamp il y a des galets

Sente de la Crevette,                                   On peut les jeter dans la mer

Les poules portent des crêtes.                                     On y pêche des poissons qu'on peut manger

 

Place Petite Croix,

Il y fait toujours froid.

 

Rue du Trou au Chien

Est gardée par un dalmatien.

 

Petite Rue des Capucins

Est envahie par les poussins.

 

Rue  de la Grande Ecole,

On y chante comme des casseroles.

 

Rue de l’Inondation,

On se pose des questions.

Rue des Drakkars

Est plus petite q’un placard.

 

Quai des Pilotes,

Père Noël a perdu sa hotte ;

 

Sente aux Matelots,

On navigue sur les flots.

 

Rue du Bois du Canada,

On chasse les pandas.

 

Sente de la Chapelle,

Est toujours la plus belle

 

Mais où sont la rue des Goélands

Et celle des Cormorans ?

A Fécamp, évidemment !

 

 

Création Familiale :

Paul (5 ans), Gabin (7ans), Jules (7 ans),

 

LES BATEAUX

 Les bateaux sont dans le port
Ils attendent leur propriétaire
Il fait beau la mer est calme
Les vagues sont petites
Ah, la mer c'est le grand bonheur

Paul

Par collectif - Publié dans : Fécamp & Caux
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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 12:17
Fécamp, rue Cuvier, l'association Cordage récidive avec la rue de la poésie. Les habitants de cette rue qui descend tranquillement vers la mer, sont invités pendant le Printemps des Poètes, à afficher un poème sur leur(s) fenêtre(s).


FENÊTRES

Meurtrière

béante
à l'écoute ennemie
prête sans cesse
entre les branches
pour que la flêche


Embrasure

accueille en son vide
délimite les passions

ainsi frontière
entre le plein et l'absence

Guillotine

sèchement
se ferme
séparant l'horizon
de nootre monde intérieur

Baie

ouverte
aux envies
des grands larges

Lucarne

coin fiché
à même la tuile

dit le verre
le lumineux
face à la terre cuite

Vasistas

va ou vient
au creux de l'espace

un peu de vent
un rien de vue
à discrétion

Hublot

callipyge
voyeur de nues
monocle à sirènes

navigue en cumulus
tout comme entre flots

©  Michel Voiturier

Par Poètes à Fécamp - Publié dans : Poèmes encore & encore
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 17:32

 


C'est dans la revue "Friches", qui vient de faire paraitre son N° 100 que j'ai relevé ce morceau d'entretien avec Jean CHATARD :

Marc Bernelas : "Pourquoi avoir choisi (si choix il y eut) la poésie ?"
Jean Chatard : "Parce qu'un jour, enfant, j'ai appris "nuit de neige" de Guy de Maupassant. J'ai réalisé devant ce texte que la²poésie n'était pas un jeu gratuit mais le reflet exacerbé de la réalité"

Donc cet article :
1) vous présente (très brièvement) une revue "Friches" qui empreinte sa devise à Raymond Queneau (ça c'est le cadeau bonux)

"Dans la friche on sème des mots
pour qu'ils repoussent
bien plus beaux"

Mais vous pouvez en savoir plus sur la revue en cliquant à votre gauche dans autre promenade

2) vous cite un poète contemporain : Jean Chatard

CERTAINS BRUITS

 

Ils naissent très souvent de la trame et de

l'or ils sont méconnaissables

pour le mortel commun

 

On ne les voit dormir que lorsqu'ils

feignent d'oublier le sable marginal

 

Ils gravissent le bleu qui noie les

tourterelles et ploient avec lenteur

vers de nouveaux cadrans

 

Passagers d'une odeur ils

construisent des ports où des voiliers

mouillés accostent doucement

 

Ils font tinter parfois

le plus beau du rivage

 

Ils nomment blé la déchirure

 

Ils naviguent autour d'un nuage

inquiétant où les couleurs du ciel

inventent une fête



3) vous permet de retrouver "le goût de la madeleine," parce que vous aussi vous l'avez appris par coeur "Nuit de neige" , non, ah bon.

Nuit de neige

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.


Par Poètes à fécamp - Publié dans : Amis d'hier et d'aujourd'hui
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