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Ami(e)s Bonjour !

La bonne parole

 Depuis six mille ans la guerre
Plait aux peuples querelleurs
Et Dieu perd son temps à faire
Les étoiles et les fleurs.

Victor Hugo, La chanson des rues et des bois, Garnier Flammarion

Attention

© Poetesdefecamp

Sauf précision sur le texte

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Derniers Commentaires

Dimanche 29 mars 2009
Par Poètes à Fécamp - Publié dans : De la part des amis
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Vendredi 20 mars 2009

... trois petits poètes fécampois !

Voilà un printemps qui s'annonce bien !

 

Promenons-nous dans les rues de la Ville

 

Rue Queue de Renard,

Tout le monde s’appelle Bernard.                       LA MER (GABIN)

 

Boulevard Albert 1er,                                   Il y a un petitcourant dans la mer

On y va par milliers.                                    On se baigne souvent dedans

                                                                  A fécamp il y a des galets

Sente de la Crevette,                                   On peut les jeter dans la mer

Les poules portent des crêtes.                                     On y pêche des poissons qu'on peut manger

 

Place Petite Croix,

Il y fait toujours froid.

 

Rue du Trou au Chien

Est gardée par un dalmatien.

 

Petite Rue des Capucins

Est envahie par les poussins.

 

Rue  de la Grande Ecole,

On y chante comme des casseroles.

 

Rue de l’Inondation,

On se pose des questions.

Rue des Drakkars

Est plus petite q’un placard.

 

Quai des Pilotes,

Père Noël a perdu sa hotte ;

 

Sente aux Matelots,

On navigue sur les flots.

 

Rue du Bois du Canada,

On chasse les pandas.

 

Sente de la Chapelle,

Est toujours la plus belle

 

Mais où sont la rue des Goélands

Et celle des Cormorans ?

A Fécamp, évidemment !

 

 

Création Familiale :

Paul (5 ans), Gabin (7ans), Jules (7 ans),

 

LES BATEAUX

 Les bateaux sont dans le port
Ils attendent leur propriétaire
Il fait beau la mer est calme
Les vagues sont petites
Ah, la mer c'est le grand bonheur

Paul

Par collectif - Publié dans : Fécamp & Caux
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Samedi 7 mars 2009
Fécamp, rue Cuvier, l'association Cordage récidive avec la rue de la poésie. Les habitants de cette rue qui descend tranquillement vers la mer, sont invités pendant le Printemps des Poètes, à afficher un poème sur leur(s) fenêtre(s).


FENÊTRES

Meurtrière

béante
à l'écoute ennemie
prête sans cesse
entre les branches
pour que la flêche


Embrasure

accueille en son vide
délimite les passions

ainsi frontière
entre le plein et l'absence

Guillotine

sèchement
se ferme
séparant l'horizon
de nootre monde intérieur

Baie

ouverte
aux envies
des grands larges

Lucarne

coin fiché
à même la tuile

dit le verre
le lumineux
face à la terre cuite

Vasistas

va ou vient
au creux de l'espace

un peu de vent
un rien de vue
à discrétion

Hublot

callipyge
voyeur de nues
monocle à sirènes

navigue en cumulus
tout comme entre flots

©  Michel Voiturier

Par Poètes à Fécamp - Publié dans : Poèmes encore & encore
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Lundi 9 février 2009

 


C'est dans la revue "Friches", qui vient de faire paraitre son N° 100 que j'ai relevé ce morceau d'entretien avec Jean CHATARD :

Marc Bernelas : "Pourquoi avoir choisi (si choix il y eut) la poésie ?"
Jean Chatard : "Parce qu'un jour, enfant, j'ai appris "nuit de neige" de Guy de Maupassant. J'ai réalisé devant ce texte que la²poésie n'était pas un jeu gratuit mais le reflet exacerbé de la réalité"

Donc cet article :
1) vous présente (très brièvement) une revue "Friches" qui empreinte sa devise à Raymond Queneau (ça c'est le cadeau bonux)

"Dans la friche on sème des mots
pour qu'ils repoussent
bien plus beaux"

Mais vous pouvez en savoir plus sur la revue en cliquant à votre gauche dans autre promenade

2) vous cite un poète contemporain : Jean Chatard

CERTAINS BRUITS

 

Ils naissent très souvent de la trame et de

l'or ils sont méconnaissables

pour le mortel commun

 

On ne les voit dormir que lorsqu'ils

feignent d'oublier le sable marginal

 

Ils gravissent le bleu qui noie les

tourterelles et ploient avec lenteur

vers de nouveaux cadrans

 

Passagers d'une odeur ils

construisent des ports où des voiliers

mouillés accostent doucement

 

Ils font tinter parfois

le plus beau du rivage

 

Ils nomment blé la déchirure

 

Ils naviguent autour d'un nuage

inquiétant où les couleurs du ciel

inventent une fête



3) vous permet de retrouver "le goût de la madeleine," parce que vous aussi vous l'avez appris par coeur "Nuit de neige" , non, ah bon.

Nuit de neige

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.


Par Poètes à fécamp - Publié dans : Amis d'hier et d'aujourd'hui
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Mercredi 28 janvier 2009
Venant d'Angleterre ou y retournant, Samuel Beckett est passé par Dieppe. Il a sans doute laissé là quelques traces, en voici une bien visible :

Dieppe

encore le dernier reflux
le galet mort
le demi tour puis les pas
vers les vielles lumières


Poèmes, suivi de mirlitonnades

Les éditions de minuit

Le poème date de 1937







Beckett nous a quitté en 1989                                                                 (Photo les édititons de minuit)
Par Poètes à Fécamp - Publié dans : Amis d'hier et d'aujourd'hui
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Vendredi 16 janvier 2009
Les citations que l'on peut lire dans la fenêtre "La bonne parole" sont regroupées ici. Si vous prenez ce blog en route vous ne manquez rien.

La mer, la plus intacte et ancienne chose du globe.
  Tout ce qu'elle touche est ruine ; tout ce qu'elle abandonne est nouveauté.
Paul Valéry, Poésie perdue, Poésie / Gallimard


Senteurs du jasmin ;
il y a des soirs où la guerre
ne fait aucun bruit.
Salim Bellen, l'échelle brisée, AFH


Semez votre colère
fécondez  vos révoltes

un jour votre récolte
germera libre à l'air
Daniel Lander, Peines perdues, Maison de la poésie

RUBAN
      Ce noeud de ruban
défait, refait par le vent
c'est quoi ?
un papillon blanc.
Armand Monjo, Kaléïdoscope, Collection fondamente ( Multiples)
Par Poètes à Fécamp - Publié dans : La bonne parole
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Jeudi 15 janvier 2009


Barbes d'arbustes dénudés
Plantés dans l'eau grise.
Brindilles frisées sur un étang d'hiver
En touffes chaudes et serrées.

Et tandis que s'échappe l'haleine des brumes
Le soleil s'emflamme, embrasant les nuages.

Je plante mes pas dans la tourbe molle,

Grisé par le brouillis des givres.

Le cri de la râle d'eau se propage
Avec le ricochet du vent.

J'aspire l'air moite des feuilles brunes
Et je m'agenouille devant cette spendeur.


©
Jacques Meurice. 

 

 

 

(Photo : wikipédia, le râle d'eau)

Par Poètes à Fécamp - Publié dans : Fécamp & Caux
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Vendredi 9 janvier 2009

"... la nouvelle école dite Parnassienne a deux voyants , Albert MERAT et Paul VERLAINE un vrai poète..."
Arthur Rimbaud lettre à Paul Demeny 15 mai 1871. ( La lettre au voyant).

 

 

 

(Portrait, wikipédia) 

SUR LA FALAISE.

 

L’horizon bleu, ceinture immense étreint la terre

Dont l’âpre océan vert couvre à moitié le flanc.

L’air, dans tout son azur, n’a qu’un nuage blanc.

Et la mer a le pouls régulier d’une artère.

 

Le cormoran, pêcheur morose et solitaire,

Laisse flotter son aile en un cercle indolent.

Le flot doré palpite avec un rythme lent,

Et couvrant tous les bruits de son bruit les fait taire.

 

L’infini se découvre avec sérénité :

Alors on sent au cœur ton poids, Humanité

Qui souffre chaque fois que tu ne peux comprendre.

 

Et si du ciel, que berce au loin le flot uni

L’œil plus bas à nos pieds, se résigne à descendre

C’est encore un brin d’herbe, encore l’infini.

 

Etretat.

Les chimères. (Gallica)

 

Par Poètes à Fécamp - Publié dans : Amis d'hier et d'aujourd'hui
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Jeudi 1 janvier 2009
...profitons-en pour revoir nos modes de vie, reprenons les rênes, sortons des statistiques et des classements des consuméristes.
Le poète n'est pas plus utile à l'état qu'un bon joueur de quilles (Malherbe), tant mieux !
La poésie, la première parole,est mondiale mais pas globalisable, tant mieux.

Ami(e)s de la Poésie ayons le vers solidaire !

&  Meilleurs Voeux




Comme « une plume d’océan »

 

 

Le petit goéland dans son vol gracieux

Contemple de là-haut le monde des humains.

Par-delà les nuages, durant de longues heures,

Il vole à tire d’aile vers de nouveaux rivages

Pour porter des messages d’amour et d’amitié.

 

 

Vole petit goéland,

Et dis à tous les gens que tu rencontreras

Que tu viens de Saint-Pierre, pays des Terre-Neuvas.

 

 

 

Augusta Le Huenen

Par collectif - Publié dans : De la part des amis
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Dimanche 21 décembre 2008
S'endormir au Printemps et renaître en Hiver ! Est-ce seulement artifice de Poète ? Qu'importe, ce blog s'ébroue et veux repartir. Laissons le aller.

Et puis l'Hiver :

  
"Cette saison me plaît, j'en aime la froideur
    Sa robe d'innocence et de pure candeur
    Couvre en quelque façon les crimes de la terre"


Saint-Amant, l'hiver sur les Alpes.

Cette année, il faudra une sacrée épaisseur, j'en conviens.

...une curiosité...

Quand par le dur hiver...

Quand par le dur hiver tristement ramenée
La neige aux longs flocons tombe, et blanchit le toit,
Laissez geindre du temps la face enchifrenée.
Par nos nombreux fagots, rendez-moi l'âtre étroit !

Par le rêveur oisif, la douce après-dinée !
Les pieds sur les chenets, il songe, il rêve, il croit
Au bonheur ! - il ne veut devant sa cheminée
Qu'un voltaire bien doux, pouvant railler le froid !

Il tisonne son feu du bout de sa pincette ;
La flamme s'élargit, comme une étoile jette
L'étincelle que l'oeil dans l'ombre fixe et suit ;

Il lui semble alors voir les astres du soir poindre ;
L'illusion redouble ; heureux ! il pense joindre
A la chaleur du jour le charme de la nuit !
 

Jules Verne


On ne savait pas Jules Verne poète, mais on ne s'étonne plus de savoir le poète un peu dans la lune !



 ...du ciselé comme un flocon...


L'hiver bat la vitre et le toit,
Il fait bon dans la chambre,
A part cette sale odeur d'ambre
et de plaisir. Mais toi,

Les roses naissent sur ta face
Quand tu ris près du feu...
Ce soir tu me diras adieu,
Ombre, que l'ombre efface.

Paul-Jean Toulet, Les contrerimes, Poésie/ Gallimard





 

L’hiver

les petits arbres

dépeuplés

 

rabougris et

têtus

 

partagent

une absence de gestes

et de paroles

 

et déplient

lentement

sous la terre

leur douleur.

 

© Christian Laballery, Grain de sable, à paraître.

(Photo : Arbre en hiver, François BRES)


... il y a toujours un haïku de saison...


Le mince trou
fait en pissant
dans la neige devant la porte.

Issa (1763-1827) Haïkus anthologie, Fayard

A la vitesse de la neige
il chute
L'ascenseur

Masaki Yûko, née en 1952, Le poème court japonais d'haujourd'hui, Poésie / Gallimard

Par collectif - Publié dans : Poèmes encore & encore
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