Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 21:32

"Il faut tout d'abord préciser que je suis un primaire.

Je n'ai fréquenté aucune école secondaire.

...

Et vers l'âge de seize ans, j'écrivis mes premiers vers.

...

Et je lis, je lis, je lis. Et j'écris, j'écris, j'écris.

...

Alors continuons à lire et à écrire."

(Revue 7 à dire N° 35 -Mars-Avril 2010) index.2


 

INEGALE RESPIRATION DES JOURS

 

On fait son miel avec si peu

Un mot un rien une poussière

On croit que naissent des merveilles

Pour une main cueillant un fruit

Un lever de soleil heureux

Mais toujours tout nous déconcerte

L'eau est plus pure à l'autre rive

Et l'horizon ferme la nuit

Les fanfares ne vont pas loin

Ce qu'on entend dans le sous bois

C'est l'écho d'une fête morte

Au moment des premières pluies

Robert Momeux, Lanterne sourde,( Editions Potentille)

Par Fécampoésie - Publié dans : Amis d'hier et d'aujourd'hui
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 22:54
Le dimanche 21 mars place de l'éclipse à Fécamp avec l'espace Simohé à 10 h


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Photo Paris Normandie

L'EAU DU PORT

Entre le navire et le quai
gît de la nuit
gît de la nuit
entre le navire et le quai
bouts de casiers peaux de banane
se baladent et se baladent
entre le navire et le quai
gisent aussi quelques crachats
des mégots des morts cancrelats
des chaussettes des vieux souliers
entre le navire et le quai
remue vaguement une eau morte
qui sourde sourdement tremblote
déplaçant au coeur des ténèbres
tous les débris et les déchets
de l'océan première approche
des hublots faut regarder ça
en attendant que l'on s'en aille
survolé de mouettes qui piaillent
vers un horizon purifié
la mer ayant tout dévoré
 
Raymond Queneau ( Fendre les Flots, poésie /Gallimard)
Par Poètes de fécamp - Publié dans : Poèmes encore & encore
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 08:10

Le joli temps des jeunes filles !               Brassens 3

Je prenais pour argent comptant           

Leurs sourires, leur coquetterie,            

Leurs caresses, leurs tromperies,           

Leurs baisers ! Oh, je voudrais tant       
Les écrire… mais ma plume grince…  
Pour conter mes amours d’antan,             

Volez vers moi Monsieur Brassens!          

 

L’amitié, les copains, la nuit!                    Ferré 4
Nous nous grisions de désespoir.                        

La mort guidait mes insomnies                

Et je vouais aux gémonies                        

Les héros, les flics et la gloire.                  

Avec le temps, j’ai enterré                        

Ma haine et votre drapeau noir…               

Pardonnez-moi, Monsieur Ferré.             

 

Les idées comme les fruits mûrissent!        Jean Ferrat 3

Les armes changent mais pas la cible…    

Que les guerres à jamais finissent,               
Avec elles, les injustices!                    

Serait-ce un rêve inaccessible ?                         

Pourtant la voix de Guevara :                            

«Ensemble, exigeons l’impossible ! »     
Pourtant la chanson de Ferrat.  
      
 

Puis les filles deviennent rombières,          Jacques Brel

Vous vient le goût des concessions ;           

La vie s’étire de bière en bière                  
Jusqu’à son ultime frontière.                     

Don Quichotte revient de passion,            

Il prend l’habit de Sganarelle…                
C’est l’heure de régler l’addition. 

Un dernier verre, Monsieur Jacques Brel ?

Par Daniel Cuvilliez - Publié dans : De la part des amis
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 11:23

Jean-Ferrat_en-scene.jpg



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..(cliquez sur link...)

Par collectif - Publié dans : Amis d'hier et d'aujourd'hui
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 18:54
P1000817.JPG

Oh ! pourquoi sommes nous si fiers de ces rivages :
Les flots qui les ont faits deviendront leurs bourreaux,
Et la mer roulera leurs débris sur les plages
Et n'y laissera d'eux que d'informes morceaux.

  Qui de nous dira quelle force inconnue,
  Lançant ces flots de leur lit à la nue,
  Les précipite, écumeux, bondissants,
  contre le flanc de la falaise nue
  Qui croule enfin sous leurs coups incessants !P1000818.JPG

Adieu blanche falaise, adieu lourd monolithe
Qui semblez défier la tempête et le vent,
Adieu portes de pierre où la vague s'irrite,
Calcaires que les eaux attaquent en grondant !

  Ces rocs que fuit, à l'heure des tempêtes,
  Le matelot qui de loin voit leurs crêtes,
  Ces rocs, assis sur des bases d'airain
  Et jusqu'au ciel dressant leurs sombres têtes,
  Abriteront plus d'un monstre marin ! 

Ni leurs pesants remparts, ni leurs tours crénelées
N'arrêteront l'effort de leur humble ennemi
Qui les fera rouler jusque dans les vallées
Que le squale hideux ne connaît qu'à demi.

  Pour engloutir tant de pauvres villages,
  Pour abîmer les blocs dont les orages
  Ne pouvaient pas abaisser le niveau,
  Pour renverser l'oeuvre de si longs âges,
  Que faudra-t-il ?_ Presque rien... un peu d'eau !

...................................................................

Pauvres fous ! C'est bien là l'image de la gloire,
D'un labeur de géants tardif et maigre fruit,
Que trente ans, dont chacun rappelle une victoire,
Nous donnent quelquefois et qu'un souffle détruit !

Oh ! sombre doute, oh! mystère immuable ;
Tout disparait dans la nuit insondable :
Tout ce qui naît ici-bas doit périr...
Cercle fatal! harmonie effroyable
Partout, partout ces mots : "Naître et Mourir !"

Etretat, Septembre 1877.

A.M. OCAMPO 
Par collectif - Publié dans : Fécamp & Caux
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